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Ces grands hommes de l'histoire sont morts de la façon la plus ridicule possible

Par La rédaction Facétie
Ces grands hommes de l'histoire sont morts de la façon la plus ridicule possible

Ces grands hommes de l’histoire sont morts de la façon la plus ridicule possible

L’histoire officielle aime ses héros morts dans la dignité — sur un champ de bataille, dans leur lit entouré de leurs proches, ou empoisonnés avec classe comme Socrate. Elle oublie soigneusement de mentionner ceux qui ont quitté ce monde dans des circonstances que même un auteur de comédie n’aurait pas osé imaginer.

Voici quatre figures majeures de l’Antiquité et de l’ère moderne dont le trépas constitue, objectivement, la blague la mieux construite de leur carrière.


1. Eschyle — tué par une tortue tombée du ciel

Eschyle (526–456 av. J.-C.) est le père fondateur de la tragédie grecque. Il a codifié le destin, la fatalité, l’inexorable marche des dieux vers la punition des mortels. Il a passé sa vie entière à mettre en scène l’absurdité du sort humain.

Il est mort frappé par une tortue tombée du ciel.

Un rapace — probablement un gypaète barbu, spécialiste de la technique — avait confondu son crâne chauve avec un rocher. La méthode est connue : lâcher la proie de haut pour briser la carapace. Elle fonctionne très bien sur les rochers. Moins bien sur les dramaturges.

🎯 Niveau d’ironie cosmique : 10/10 — L’homme qui a théorisé la fatalité tragique est mort d’un Deus ex machina littéralement tombé du ciel. 📲 Potentiel WhatsApp : légendaire — fonctionne dans tous les groupes y compris “Famille élargie”.


2. Chrysippe — emporté par son propre sens de l’humour

Chrysippe de Soles (279–206 av. J.-C.) était le second grand fondateur de l’école stoïcienne. Sa philosophie reposait sur un principe central : le contrôle absolu des émotions. L’ataraxie. L’impassibilité face aux coups du sort. Ne jamais se laisser déborder par ses passions.

Il est mort d’un fou rire.

La scène : un âne en train de manger ses figues. Chrysippe, témoin de l’événement, suggère à voix haute de donner du vin pur à l’animal pour faire passer le repas. Sa propre blague l’a tué — arrêt cardiaque foudroyant, directement causé par l’hilarité.

🎯 Niveau de contradiction philosophique : 10/10 — Le maître du contrôle émotionnel éliminé par une explosion émotionnelle incontrôlable. 📲 Potentiel WhatsApp : élevé — à envoyer en priorité à vos amis qui se prétendent “très rationnels”.


3. Dracon — étouffé par l’amour de ses concitoyens

Dracon (VIIe siècle av. J.-C.) est l’homme qui a donné son nom à l’adjectif “draconien”. Législateur athénien réputé pour son absence totale de clémence, il punissait de mort à peu près tout — le vol de légumes, la paresse, le regard mal orienté. Ses contemporains disaient qu’il écrivait ses lois “avec du sang et non de l’encre”.

Il est mort étouffé sous des vêtements.

Dans le théâtre d’Égine, la foule en délire lui a témoigné son admiration de la façon grecque traditionnelle : en lui lançant des manteaux, des tuniques et des chapeaux. Tant et si bien que le législateur le plus sévère de l’Antiquité a péri sous le poids de l’affection populaire, enseveli sous un monticule de textile.

🎯 Niveau de justice poétique : 9/10 — L’homme qui étouffait les libertés individuelles est mort étouffé par ses propres admirateurs. 📲 Potentiel WhatsApp : très élevé — l’image est trop forte pour ne pas être partagée.


4. Ole Bentzen — mort de rire, littéralement

Ole Bentzen n’était pas un philosophe antique. C’était un orthophoniste danois, et il est mort en 1989 dans un cinéma de Copenhague en regardant Un Poisson nommé Wanda, comédie britannique de Charles Crichton.

Lors d’une scène particulièrement absurde — impliquant John Cleese et des frites — son rythme cardiaque a atteint entre 250 et 500 battements par minute. Son cœur n’a pas suivi. Il est décédé sur son siège, dans l’hilarité générale d’une salle qui ne savait pas encore que l’un de ses membres venait de passer l’arme à gauche dans un état de bonheur pur.

🎯 Niveau de mort enviable : 8/10 — Objectivement, il y a des fins pires que celle-là. 📲 Potentiel WhatsApp : explosif — “mort de rire” prend ici un sens strictement littéral.


Ce que l’histoire nous enseigne vraiment

Ces quatre récits partagent une même structure narrative : la figure éminente, maîtresse de son art, rattrapée par un hasard absurde qu’aucune sagesse humaine ne pouvait prévoir ni contenir.

C’est précisément ce que Rabelais avait compris : la grandeur humaine n’est jamais aussi touchante — ni aussi drôle — que lorsqu’elle bute sur la contingence la plus triviale. Une tortue. Un âne. Des vêtements. Un film comique.

L’histoire officielle retient les discours et les batailles. La facétie retient le reste.


Sources : Liste de morts insolites — Wikipédia

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